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14/03/2025 - #Ford

MMT-B (ex-Ford) en Gironde : plan social officialisé, 197 postes supprimés

Par AFP

MMT-B (ex-Ford) en Gironde : plan social officialisé, 197 postes supprimés

(AFP) - L'entreprise MMT-B, qui produit des boîtes de vitesse sur le site de l'ancienne usine Ford de Blanquefort (Gironde), a officialisé un plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant la suppression de 197 postes d'ici fin 2025, a-t-on appris jeudi de source syndicale.

Ce chiffre est légèrement inférieur à celui avancé par la direction le mois dernier, dans un courrier consulté par l'AFP : elle y estimait à 230 personnes le sureffectif de son site situé dans la banlieue de Bordeaux, qui emploie 430 salariés.

"C'était attendu mais là c'est réel, a déclaré jeudi Régis Labasse, représentant syndical Force ouvrière à l'AFP. On était encore 700 il y a quelques années, là on sera une petite entreprise de 220 salariés. Moralement c'est dur à avaler".

Dans son courrier, la direction de la société MMT-B prévoyait une chute de 27% en 2025 puis de 38% en 2026 des commandes de boîtes de vitesses manuelles destinées aux voitures thermiques du groupe Ford, son principal client, soit des pertes de chiffre d'affaires respectivement de 15 millions d'euros puis 18 millions d'euros.

MMT-B, propriété du fonds d'investissement allemand Mutares depuis 2023, fait également face aux difficultés de son fournisseur, la société AMIS, placée en redressement judiciaire en octobre.

"Ford diminue ses volumes, OK", mais "maintenant on va alerter les pouvoirs publics pour trouver des clients français. On a un outil de production qui fonctionne, des machines et des opérateurs qualifiés. On peut trouver des clients français, ou dans l'aéronautique pour ne pas tout laisser tomber", espère M. Labasse, qui regrette le manque de diversification de l'entreprise trop longtemps concentrée sur les boîtes manuelles et les voitures thermiques.

Après une phase de négociations avec les syndicats jusqu'à fin juin, une phase de départs sera ouverte de juillet à septembre, suivie d'une phase de reclassement et de premiers licenciements secs à partir du 1er novembre.

Lancé dans les années 1970 avec deux usines de Ford, le site de Blanquefort employait jusqu'à 3.600 personnes dans les années 1990 et encore 700 lors du départ du constructeur américain en 2019.

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